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Sain, naturel et bon marché

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MessageSujet: Sain, naturel et bon marché Mer 7 Sep - 18:22

Sain, naturel et bon marché : voilà ce qu'on veut dans nos assiettes

l y aura toujours de la dinde à Noël ou du mouton à l’Aïd. Mais au quotidien, que mettront Chinois, Américains, Russes, Espagnols, Britanniques, Allemands dans leurs caddies en 2017 ? Et comment séduire les consommateurs du Moyen-Orient ou d’Asie du Sud-Est ? En France, l’industrie agro-alimentaire fait vivre directement plus de 440.000 personnes et réalise un chiffre d’affaires de 170 milliards d’euros, dont 21% à l’export. Pas question de rater le retour de la lentille ou tenter de fourguer des plats bourrés de colorants aux Chinois…

La question du porte-monnaie


Débarrassons-nous des nouvelles qui fâchent. A l’heure où en France les paysans peinent à sortir la tête de l'eau et où s'ouvre le premier round des négociations entre industriels et grande distribution, pas question de lâcher du lest sur les prix : les consommateurs sont plus que jamais près de leurs sous. Selon le sondage dévoilé ce mardi par le Salon International de l'Alimentation (SIAL), ils ne sont plus que 62%, tous pays confondus, à accepter de payer plus cher "dans certaines occasions" des produits qui leur apporteraient "un plus" (ils étaient 66% en 2012). Un mauvais coup porté au mieux disant alimentaire qui n’épargne personne.

Ainsi, les Français, toujours prêts à défendre leurs fromages de terroir, leurs vins de grand cru, et leurs produits fermiers… ne sont plus que 65% (contre 70% en 2012) à vouloir (ou pouvoir !) payer la qualité au prix fort. Ils sont aussi les seuls, avec les Russes, dont l’intérêt pour les "petits luxes pour des moments de pur plaisir" (sic) a diminué en quatre ans. Pas d’affolement pour autant, les scores français et russes à cette question (77% et 83%) restent parmi les plus élevés du panel. Plus "raisonnables" sont les Chinois et les Moyen-Orientaux (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Oman, Qatar). Ils sont respectivement 66% et 62% à mettre en avant ces achats plaisir. Des marchés à conquérir ?

Le stress alimentaire

S’il est un marché qui se porte bien, c’est bien celui lié aux angoisses alimentaires. Ou, pour rester positif, celui qui associe bien-être, santé et alimentation. Pas un pays n’échappe à cette tendance lourde. Ainsi 93% des Chinois pensent que les aliments sont susceptibles de nuire à leur santé. Ils sont talonnés sur cette question par les Malaisiens et les Indonésiens (85%) et suivis de près par les Français (79%). Plus zen - ou plus inconscients ? -, Américains, Britanniques, Espagnols ou Allemands ne sont qu’une grosse moitié à se ronger les sangs au moment des repas.

Une bonne nouvelle cependant : mis à part en Russie ou en Chine, où la confiance des consommateurs en la qualité s’est fortement dégradée en quatre ans, dans les autres pays du monde, ce sentiment aurait plutôt tendance à régresser. En France, analyse Pascale Grelot Girard, directrice Innovation et compréhension des consommateurs chez TNS Sofres, cette confiance a même retrouvé les niveaux de 2012, avant le scandale des lasagnes à la viande de cheval….

Mais attention, fini les alicaments ou les allégations faussement médicales dont certains fabricants ont abusé par le passé. L’argument santé ne passe plus par des codes appartenant à la pharmacopée. On parle aujourd'hui "naturalité" et les consommateurs ont appris à lire les étiquettes, privilégiant (pour les deux tiers d’entre eux) les aliments simples et peu transformés.

Vive le 100% !

Ah, le retour aux sources, le bio, le local, le 100% naturel… Le consommateur mondial est un être politiquement correct, conscient de la nécessité de protéger la planète et de privilégier le bien-être animal. Quand on l’interroge sur ces questions essentielles, il a tout bon, quelque soit le pays où il habite. Ainsi 96% des Espagnols ou des Français trouvent importants de réduire le gaspillage alimentaire, comme 94% des Chinois, 92% des Allemands, ou 89% des Américains.

Le consommateur de 2016 aime aussi le local ou le rassurant "made in terroir" : 77 % des personnes interrogées disent prendre en compte le "made in" lorsqu’elles achètent un produit alimentaire. Mieux, elles privilégient autant que possible les circuits courts (à 42%, avec un pic en Chine à 77%, et un score français à 40%). Le hic, c’est qu’au moment de sortir sa carte bleue, toutes ces belles intentions ne se matérialisent pas vraiment dans l’acte d’achat.

On n'est jamais mieux servi que par soi-même

Composition des produits et liste des ingrédients sont loin d’être les critères privilégiés au moment de l’acte d’achat, quelque soit le pays où l'on se trouve. Est-ce la raison pour laquelle, au-delà de l’argument santé, un consommateur sur deux déclare produire soi-même ce qu’il mange ? Et pas seulement son basilic sur son balcon. Cette tendance de fond est portée par l’Asie du Sud-Est (où c'est le cas pour 84% des consommateurs !) mais connaît apparemment un certain succès partout dans le monde, selon l'adage bien connu: on n'est jamais mieux servi que par soi même. En France, 46% des consommateurs s'adonneraient à cette pratique.

La mémé décoiffée ou la nostalgie revisitée

Le 100% naturel, le produit du terroir, voire le "produit soi-même", tout cela ne vous remplit pas un caddie de supermarché. Au SIAL, cette année, 400.000 produits seront présentés, dont 2.200 innovations. Il y aura, nous apprend Xavier Terlet , président du cabinet XTC World Innovation du "basique incontournable" : en clair, les consommateurs achètent, pour 58% d’entre eux, des aliments qui ont bon goût. On s’en serait douté mais il n’y a pas de mal à le répéter.

Cela donne, en rayon, de la purée de carotte pur carottes (et oui !) ou du lait de coco dans une noix de coco… reconstituée ! Ces mêmes consommateurs, finalement peu masochistes, continuent d’apprécier, on l’a vu plus haut, les aliments estampillés terroir ou authentiques. Mais, il faut bien vendre - et ce n’est apparemment pas antinomique -, l’authentique se modernise. En langage marketing cela donne: "La nostalgie revisitée." En clair : oui à la grand-mère sur une boîte de conserve, mais en plus décoiffée qu'avant ! "Les grands mères sont toujours là mais elles ont un autre look", explique le consultant, en prenant pour exemple un "Tartare de Mémé hashtag Odette" à base d’algue, de choux rouge et de gingembre…
Pas de précipitation pour autant sur des produits improbables. L’algue est apparemment en perte de vitesse et l’insecte n’a pas vraiment trouvé son créneau. Pas même en Asie. Rien de tel que les valeurs sûres :
"2016 est l’année des légumineuses !" assène Xavier Terlet.

Avant de dévoiler, pour la bonne bouche, une nouvelle et mystérieuse tendance de ce prochain SIAL 2016 : le néo-mix and match ou "food art". Il s’agirait d’une nouvelle forme de fusion food inspirée de la mode.... Des exemples ? Un burger de canard, un pâté marin à base de cochon et de thon ou un cappuccino au lait de chamelle, une coproduction made in Autriche et Emirats arabes unis... On attend de goûter...

Corinne Bouchouchi
Publié le 07 septembre 2016 à 11h15
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